Caricos Bilochas
Caricos, bilochas et noyaux d'abricots...
Un petit moment de détente pour n'évoquer que des moments heureux : fermez les yeiu, écoutez ce bruit de roulement à billes des caricos dans les rues en pentes !!
Ils étaient téméraires nos gamins pour se lancer à fond sur ces chariots de bois montés sur des roulements à billes récupérés chez les mécaniciens.
Pas besoin de casque ni de genouillères et les genoux étaient souvent écorchés et râpés et je ne parle pas des pantalons !!
3allez Toinou, t'es pas chiche de sauter le trottoir d'en bas"!! Et la maman qui criait "Toinou, si tu te fais mal, je te tue! tu vas voir ton père !!"
Et les poches de ces pantalons ! courts bien sûr, les pantalons longs, c'était pour la communion, elles étaient si souvent remplies à ras bord de noyaux d'abricots qu'elles dépassaient l'ourlet et bien entendu, elles finissaient par se trouer.
Mais rafler tout le tas après avoir fait tomber la "mère", c'était quelque chose !!
Quant aux cerf volants les "bilochas" il suffisait de trouver des roseaux, bien souvent des journaux à défaut de toiles et la colle ne posait pas de problème : de l'eau et de la farine, de la ficelle et en avant dans les champs à coté de la gare..... ça y allait.
Avec un rien, on s'amusait. Regardez vos visages souriants, même si les problèmes ne manquaient pas, je crois que nous étions heureux avec pas grand chose.
Aujourd'hui certains enfants ont en général un manque, pas nécessairement matériel, souffrent d'ennui comme s'ils avaient mûri trop vite, alors que nous, un rien nous ravissait !!
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